« The Returnable Gift of Sukot Festival from Historical and Anthroplogical Perspective »

Naomi Liran Frisch

REJ vol. 176, n° 1-2, 25-48

Résumé

Les cadeaux sont réputés être ce que l’on reçoit en diverses occasions, souvent commémoratives. Tandis qu’il est commun de retourner cette faveur, cela n’est pas nécessaire. Cependant la tradition juive connaît une curieuse coutume selon laquelle un cadeau doit être rendu tout en demeurant un cadeau. Le cadeau réciproque de l’etrog (cédrat) et du lulabh (bouquet de palmier) a une longue histoire dans les traditions juives comme faisant part de la fête publique annuelle de Sukot (Fête des Cabanes). Dans le présent article ce phénomène sera étudié dans une perspective historique, via une étude anthropologique de l’échange de cadeaux. L’objectif sera d’exposer les tenants de cette coutume et d’éclairer sa fonction socio-hiérarchique.

Abstract

Gifts are commonly seen as something one receives on various, often commemorative occasions. While it is customary to return the favor, it is not a requirement. Yet Jewish tradition holds a curious custom, a gift that must be returned, while still being categorized as a gift. The returnable gift of the etrog (citron) and the lulabh (palm frond) bears a long history in Jewish tradition as part of the annual religious, public and ceremonial Sukot holiday (Feast of Tabernacles). In this paper we shall study this phenomenon from a historical perspective, via an anthropological study of gift exchange. The goal of this paper will be to expose the politics behind this custom and shed light on its social-hierarchical function.