Présentation de l’ouvrage Aux sources juives de l’histoire de France, lundi 7 juin 2021 à 18h (en ligne)

Le lundi 7 juin 2021 à 18 heures aura lieu une séance de la Société des études juives en collaboration avec la bibliothèque de l’AIU autour du livre de Mathias Dreyfuss : 
Aux sources juives de l’histoire de France, Paris, CNRS Ediitions, 2021. 
L’auteur dialoguera avec Pierre Birnbaum, historien, professeur à l’université Paris I. La séance aura lieu en visioconférence-zoom. Tous ceux et celles qui souhaitent assister à la présentation et discussion doivent impérativement s’inscrire à l’adresse électronique suivante :societedesetudesjuives@gmail.com

Vous recevrez ensuite un lien zoom pour pouvoir assister à la séance de la SEJ. 

Synopsis :

Les Juifs seraient absents de la mémoire historique de la France. À contre-courant de cette idée, ce livre propose de relire le processus de construction de l’histoire des Juifs de France en partant à la recherche de ses sources. Centré sur le XIXe siècle, il prend pour point de départ les ardents débats relatifs à la citoyenneté des Juifs sous la Révolution française.

Tandis que la recherche historique se voit portée en France, à partir des années 1830, par la volonté politique de mise en ordre du passé archivé au sein des dépôts publics, de nombreux documents se voient identifiés, classés, inventoriés et publiés. Parmi eux, des documents relatifs à l’histoire des Juifs. Certains sont disséminés dans les fonds des archives locales, d’autres au contraire sont retrouvés au cœur-même des collections les plus prestigieuses de la royauté française. Parallèlement, la fièvre archéologique qui gagne les élites provinciales cherchant à célébrer les racines chrétiennes de la France, fait émerger, presque par hasard, des inscriptions hébraïques. Celles-ci sont néanmoins intégrées difficilement et marginalement au domaine alors florissant des antiquités nationales.

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour qu’un cercle restreint de savants ancre une histoire française des Juifs depuis le Moyen Âge, non pas séparée, mais intégrée à l’histoire de France. Cette histoire « judéo-française », répondant à distance aux attaques antisémites de la presse nationaliste d’alors, permet de révéler la part juive insoupçonnée de l’histoire de France. Mais cette reconnaissance a un prix : la perte et la dislocation de nombreuses archives issues des anciennes communautés juives de France, fragilisant à terme la possibilité de reconstituer leur histoire « intérieure ».