Appel à candidature pour l'école d'été consacrée aux "Nouveaux regards sur l'histoire économique des juifs". Lieu Jérusalem. Date limite le 25 avril 2017

Nouveaux regards sur l'histoire économique des juifs à l'époque moderne: sources, historiographie, enjeux/ Revisiting the Early Modern Economic History of the Jews: Sources, Historiography, Questions

Centre de recherche français de Jérusalem, 9- 14 July 2017.

Second Appel à candidatures.

Cette école d’été, organisée par l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (Ecole normale supérieure-Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) avec le soutien du Laboratoire Identités Cultures Territoires (Université Paris Diderot), se déroulera au Centre de recherche français de Jérusalem (Cnrs). Un faisceau de publications parues depuis une décennie a permis d’avancer l’idée d’un « tournant économique », mais ce dernier demeure encore fort modeste. Le premier objectif de cette école qui rassemble pour l’essentiel des modernistes, sans pour autant s’interdire des incursions médiévales ou contemporaines, est donc de prendre la mesure de ce tournant, de ses axes de force, et de ses limites. Elle s’inscrit dans un projet sur les sources de l’histoire économique des juifs, entrepris il y a quatre ans. Au-delà de la dimension historiographique, il s’agit en second lieu de proposer aux participants un parcours intégrant à la fois les sources classiques de l’histoire économique, correspondances marchandes, livres de compte, et des corpus issus de fonds moins communément, explorés, voire ignorés, tels les fonds judiciaires, les sources communautaires et les productions normatives ou jurisprudentielles du droit juif. Le projet est à la fois d’aider des étudiants ou jeunes collègues déjà engagés dans ces questions, et de susciter de nouvelles vocations. C’est pourquoi, le séminaire n’est pas réservé exclusivement à des étudiants en master, doctorat ou à des enseignants chercheurs déjà actifs dans le domaine, mais bien aussi aux esprits curieux et désireux d’explorer ces pistes. Il s’agit donc de réunir des chercheurs en herbe ou confirmés pour permettre de fructueux échanges, de présenter des fonds peu ou pas connus et leurs potentialités, mais aussi, de proposer une histoire économique moins compartimentée, que l’on pourrait qualifier d’holistique, à même d’embrasser l’histoire sociale, religieuse et juridique des juifs modernes. Cette école d’été pour l’essentiel se déroulera sous forme d’ateliers documentaires dans lesquels seront étudiées et présentées des sources variées, certaines inédites. Les thématiques abordées comprendront à la fois des questions classiques, illustrées de sources nouvelles, tels les réseaux séfarades modernes, et des questions renouvelant ou enrichissant les approches usuelles, tels les réseaux achkénazes actifs entre l’Angleterre et le continent durant la première révolution industrielle, et leur présence,  au-delà du monde du commerce, dans le champ de la production et des manufactures.La question des langues du commerce et des cultures marchandes sera également abordée au travers de textes tirés de correspondances mercantiles et de livres de compte. Enfin, à rebours des usages historiens courants, l’accent sera mis sur l’articulation entre économie et institution communautaire, au travers du rôle joué par cette dernière dans la résolution des conflits de nature socio-économique.

En dehors d’une conférence introductive et de moments historiographiques, cette école d’été fonctionnera surtout sous forme d’ateliers d’étude et de discussion des sources proposées et présentées dans leur langue d’origine et dans une traduction anglaise. Les séances auront lieu en anglais, mais que ceux qui pensent ne pas maitriser parfaitement cette langue soient rassurés, il y aura moyen de traduire au fil de l’eau si besoin. Les discussions formelles et informelles portant à la fois sur les contenus et les difficultés méthodologiques, enrichies du bagage varié des participants, permettront à tous, nous l’espérons, de formuler analyses et questionnement à même d’éclairer leurs recherches propres, leurs projets et ceux de tous. Enfin, cette école permettra de promouvoir une meilleure interconnaissance entre acteurs débutants et confirmés de l’histoire économique des juifs. Les intervenants comprendront pour l’essentiel des enseignants chercheurs ou chercheurs  issus d’université françaises, et israéliennes. Nous invitons tout particulièrement les étudiants engagés dans une recherche doctorale, ou un master, d’histoire des juifs ou d’histoire économique. Un petit nombre de places sont également réservées à des collègues enseignants chercheurs désireux d’aborder ou d’approfondir ces questions.

Ce second appel s’adresse tout particulièrement aux étudiants des universités françaises, peu nombreux à répondre au premier appel diffusé.

Le coût du voyage et du logement sera couvert pour les étudiants et collègues qui ne peuvent obtenir un financement de leur université ou institution de rattachement, si le coût est raisonnable (les billets extra européens ne pourront être pris en charge).

Dans la mesure où il s’agit ici d’un second appel, les demandes, à envoyer avant le 25 avril, seront traitées au fur et à mesure, en fonction des places restantes. Elles devront comporter un CV, une lettre de motivation et une lettre de recommandation pour les étudiants, et être adressées à :evelyne.oliel-grausz@univ-paris1.fr<mailto:evelyne.oliel-grausz@univ-paris1.fr>